
UNE EXPERIENCE A TENTER
Quoi de plus plaisant que d'avoir comme
animal de compagnie un oiseau élevé
à la
main ?
Dans cet article, je vais essayer de
vous expliquer, sans ancune prétention,
comment je pratique l'élevage à la main et
que se soit avec un exotique bec droit
ou un bec crochu.Les oiseaux que j'ai
le plus souvent
élevé de cette manière ont était le
padda et l'inséparable.Même si à chaque
fois cela a était une
vraie joie de voir grandir et évoluer
ces petites choses si fragile après la
naissance, même si de temps en temps la
réussite n'est pas de 100%, j'éprouve
toujours le même plaisir de nourrir et
d'élever à la main.
La nourriture : J'utilise pour ma part
un aliment spécialement étudié pour ça,
que l'on peut trouver chez certains
grainetiers ou lors de certaines
expositions nationales ou
internationales.Cette nourriture est
fabriquée chez VERSELE-LAGA et s'appelle
le NUTRIBIRD A21.C'est un aliment pour
gavage manuel auquel il a été rajouté
des lactobacilles et des enzymes de
digestions.L'idéale est de toujours
prendre la même marque, surtout si elle
est facile à retrouver dans différents
commerces car si vous deviez vous
trouver en rupture d'aliment parce que
difficile à trouver, je vous laisse
imaginer le spectacle.Il existe
aujourd'hui plusieurs autres marques que
je n'ai pas essayé mais qui semble à
l'entendre dire, être de très bon
produits garantissant également de très
bons résultats.
Le nourrissage :
Il m'est souvent demandé à quel moment
doit-on retirer les jeunes du nid ?
Et bien tout dépend de l'espèce
d'oiseaux concernés.Pour les petits
exotiques j'attends une semaine avant de
les extraire de leur nid.Le plus
important étant qu'ils n'ont pas encore
ouvert les yeux. Ensuite je les mets dans
un petit pot en terre dans lequel j'y ai
mis du coton recouvert d'un papier
absorbant bien connu et je pose le tout
au-dessus d'un radiateur tiède.Les
oisillons y seront ensuite introduits
dès que le pot de terre aura pris un peu
de température.Certains d'entre vous
diront que c'est une technique un peu
archaïque mais elle aura au moins le
mérite d'être peu honnéreuse.Par contre,
si vous disposez d'une couveuse ou d'une
cage hôpital vous vous assurerez d'une
meilleure gestion de la température et
de l'hygrométrie ( taux d'humidité dans
l'air ).
Le moment est venu de nourrir les
oisillons. Assurez vous qu'ils aient le
jabot vide avant chaque nourrissage.Puis
préparer la mixture avec de l'eau tiède
à environ 25°.Faites là assez liquide
les premiers jours et de plus en plus
épaisse au fil du temps.Vous trouverez
dans la boite d'A21 toutes les
instructions à ce sujet. Munissez vous
d'une petite seringue en plastique
auquel vous ajouterez une aiguille
spéciale nourrissage avec un bout
arrondie. A défaut d'aiguille prenez un
petit tuyau en plastique ou silicone
d'égale diamètre à celui de l'embout de
la seringue. Remplissez celle-ci de
cette bouillie que vous venez de
confectionner.La technique suivante
consiste à faire ouvrir le bec des
oisillons sans les blesser en leur
relevant la tête vers le haut entre le
pouce et l'indexe et d'y introduire
l'aiguille.
Il y a deux façons de faire :
La première étant de déposer la bouillie
dans le bec uniquement et l'oisillon
ingèrera lui-même sa nourriture.C'est
plus long à faire mais moins dangereux
quand on est un novice en la matière.
La seconde est de faire descendre
l'aiguille directement dans le jabot et
de le remplir en quelques secondes.Ce
n'est pas toujours très facile surtout
quand les oiseaux sont tout petits mais
c'est sans douleur pour eux.
Pour la nuit je m'arrange à leur donner
un dernier repas tard le soir avant
d'aller me coucher.
Au petit matin, mon premier travail sera
de m'occuper d'eux en leur changeant
leur litière et en leur donnant à
manger.Au bout de quelques jours, il n'y
aura plus besoin de leur tenir la tête,
ils le feront très bien et en plus ils
auront le bec grand ouvert. Le
nourrissage sera alors de plus en plus
facile.Lorsque les plumes auront
commencées à recouvrir entièrement le
corps de vos pensionnaires il sera alors
temps de diminuer la température de leur
environnement afin de les habituer à
18,20°.
Ils seront placés dans une cage pour la
nuit.A l'intérieur de la cage je mets
toujours une petite gamelle de graines
car le jours viendra où ils devront se
nourrir seul. La diminution des
quantités de bouillie se fera
progressivement jusqu'au jours où seule
les graines les interresseront.C'est
alors l'heure du sevrage.
Il n'est pas moins important, pour les
habituer à l'homme, de les prendre en
mains tous les jours et à plusieurs
reprises dans la journée.C'est une des
conditions sinéquanone pour bien réussir
son imprégnation.

Voilà, j'espère que cela vous donnera
envie de tenter l'expérience.
Si toute fois vous vous posez encore des
questions, mon adresse e.mail figure en
bas de cette page.
Vos
questions seront les bienvenues.
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